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22 décembre 2011

'Cuz I'm a motherfuckin' P.I.M.P

Yo.

A vrai dire, il est plutôt ardu de se remettre à écrire quand on sait que personne (ou presque) va lire.

De toute façon, j'ai du mal à tout faire ces jours ci. C'est l'hiver, c'est pas ma saison préférée (nan mais qui kiffe sortir et avoir froid ?), même si après avoir survécu à un hiver besançonnien je pense que je peux supporter toutes les températures négatives s'abattant sur la france.

En parlant de France, ça fait longtemps que j'ai pas râlé, mais s'il vous plaît, par pitié, allez voter en 2012 pour des types cools, sinon je compte passer toutes mes prochaines années françoises dans le petit village de Bugarach, histoire de me faire de la tune sur le dos de pauvres gens naïfs (ce qui a été et qui est, en définitive, ce que j'ai toujours envie de faire, histoire de rigoler grassement, me rouler dans mon argent malsain et sale en répétant "MOUHAHAHA QUELS IDIOOOOOTS !"). Je ne serais jamais prix nobel de la paix.

Enfin, tout ça pour dire, je pense que je suis le même destin que l'europe actuelle, je suis en pleine régression. Régression intellectuelle j'entends, j'aurais un peu de mal à régresser physiquement vu que je fais déjà qu'un mètre cinquante. J'ai plus envie, je me sens tel Philippe Manoeuvre blasé par le milieu du rock, qui en vient à faire la voix de Guitar Hero (j'ai jamais aimé Philippe Manoeuvre).

Je fais plus du tout de musique, j'ai connu une période faste de mélodies où je pouvais faire crâmer mes doigts sans avoir mal tellement que j'avais de la corne (je faisais de la guitare, la guitare rend les doigts tout durs, un peu comme un vieil arbre desséché). Je faisais aussi du piano. Ben j'ai plus envie de jouer.

De ce fait, j'ai énormément de mal à écouter de nouveau de la musique. J'en écoute toujours, disons juste que j'ai la flemme de découvrir de nouveaux artistes. Il fût un temps où j'execrais écouter les mêmes choses en boucle, ça me poussait à aller fouiner à peu près partout, à télécharger(légalement, HAHAHAHA) à peu près n'importe quoi, et j'avais mon disque dur qui vomissait ses chansons via le lecteur windows média. Maintenant, j'ai rien écouté de nouveau depuis au moins la rentrée, si ce n'est plus.

J'ai du mal à lire. Ceux qui me connaissent savent que je suis une bouffeuse de livre (limite au sens propre), au plus haut de ma forme je peux en abattre un en 2 jours fastoche. J'ai toujours beaucoup beaucoup lu, c'est un gros problème pour ma maison, elle partira vite en feu. Et maintenant je galère à lire, j'ai dû lire en tout et pour tout 5-6 livres depuis la rentrée.

Du coup, j'ai du mal à écrire aussi : sur mon cahier (que je remplissais au fur et à mesure de choses proprement inutiles), et sur mon blog. Pourtant, j'ai pleiiin de choses à dire.

Je dessine plus non plus, je ne vais plus au cinéma. J'aime de moins en moins les gens, et j'aime de moins en moins sortir.

 

Enfin, sur ces paroles monotones, j'espère que tout s'arrangera sous peu. Pour l'instant, je me dis que si je recommence à écrire, ça me donnera envie de lire, et vu que les titres que je donne à mes articles sont (quasiment) toujours des titres de chansons qui me plaisent, je serais obligée de réécouter ma musique avec attention pour trouver des titres adéquats, et ensuite ça me redonnera envie de faire de la musique. Plan d'enfer, n'est ce pas.

 

Pour remplir un peu le vide, je commence légèrement (mais sûrement) avec une liste de mots/d'expression qui me donnent envie de me pendre :

- Quelquefois. J'ai horreur de ce mot, je sais même pas s'il existe, je le trouve lourd, moche, difficile à prononcer et même pas utile à la langue française, vu qu'il existe le parfait adverbe "Parfois". Quelquefois, c'est l'expression sémantique du petit mec con insolent et moche, qui pense qu'il fera sensation avec son éloquence quasi-inexistante.

- La surenchère du mot "Bref". J'aimais beaucoup ce petit mot court, mais depuis sa très récente popularité grandissante, je n'arrive plus à le placer dans mes conversations sans m'imaginer que je vais déballer une histoire ultra passionnante et drôle en 1mn37 top chrono. J'arrive plus à dire "bref".

- Sur le même principe du mot précédent, j'ai du mal à écrire des mots où il y a trois A ;

- J'aime pas le principe Color Block, et j'aime pas l'expression Color Block, j'aime pas du tout du tout du tout. J'aime bien les couleurs et j'aime bien quand elles se marient ensemble, mais je comprends pas pourquoi les gens s'obstinent à dire -surtout les modeuses- que "hihihi le color-block c'est trop la tendance de cette année", alors qu'avant on disait "multicolore", c'était plus joli et plus agréable à dire, et pourtant ça désignait la même chose.

- Je n'aime pas le nom d'une de mes matières à la fac, qui se nomme "Théories, Outils et Pratique de la Psychologie", parce que je me manque d'étouffer à chaque fois que j'essaye d'énoncer cette matière et parce que ça fait très pompeux (j'aime bien néanmoins l'acronyme "TOPP", même si auditivement ça ne veut pas dire la même chose -ce cors est très très chiant).

-J'aime pas les gens qui utilisent le mot "buzz" à mauvais escient ("haha ouais mon statut fb a trop fait le buzz dans mon entourage")(c'est l'une des raisons qui font que je ne suis plus sur facebook), et ceux qui utilisent encore le mot "Plussoyer", même si, au début, je trouvais ça marrant et un peu chevaleresque.

-En revanche, j'aime bien le nouveau mot de l'année, Attachiant. Je trouve qu'il m'irait bien.

Voilà, peut être à bientôt, tout dépendra de mon taux de comatitude hivernale. Je vais m'exiler en Belgique une fois quelque temps, si j'arrive à survivre aux litres de bière et aux frites (et aux fous furieux qui font des attentats de tarés), je reviendrais vous raconter tout ça.

 

 

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                              C'est un peu ma situation actuelle

 

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14 septembre 2011

Fade to black

Un an après, le retour de ma langue ultra-pipelette sur ce monde désoeuvré & machiavélique qu'est internet. Je crois que j'ai hiberné un an et que j'arrive enfin à me réveiller, un peu -en tout cas juste assez pour faire un signe de vie. J'ai quitté la cité besançonnienne et ça m'a rendue triste, j'ai retrouvé le soleil montpellierain et ça m'a fait plaisir, j'ai adopté trois rates et un chaton et ça me rend gaga, limite je pourrais tourner un reportage pour 30 millions d'amis (si on oublie le fait que j'ai tué 2 poissons cet été qui n'étaient point à moi, mais bon, les poissons rouge, ça a une durée de vie aussi limitée que du chocolat dans mon frigo, c'est à dire extrêmement peu de temps).

Du coup je ne fais plus partie de la filière Info-Com, ayant plus ou moins décidé (et plus ou moins été virée pour absences répétitives) que travailler pour une grosse boîte arnaquant les pauvres gens à base de pubs à la noix vantant des produits censés réduire à la fois votre choléstérol & à vous donner un beau teint. Pour des raisons de dignité personnelle, je dirais juste que je voyais pas trop comment mon potentiel créatif pouvait s'épanouir en faisant des pubs pour des boules quiès ou pour du tabasco (chers anciens potos infocommiens, BONNE CHANCE).

Enfin tout un euphémisme pour dire que j'ai lâchement abandonné les cours cette année en février.

Je ne sais pas pourquoi je suis revenue ici, je sais pas pourquoi je me remets à écouter metallica, je doute un jour d'en avoir la réponse mais j'ai décidé d'arrêter de me poser des questions.

 

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(j'espère que mon chaton ne virera pas obsédé du cul)

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15 décembre 2010

Slow Cheetah

C'est l'automne et les trucs m'énervent, part II.

a) POURQUOI SE FAIRE TATOUER DES PATTES DE CHAT ? Quel est ce plaisir sado-masochiste à vouloir se tatouer un motif rappelant les coussinets de nos amis les animaux ? Peut être qu'il y a une signification à tout ça, peut être qu'avoir un chat qui nous a marché sur l'aine/les fesses/le dos veut effectivement dire quelque chose dans une tribu qui m'est inconnue. Mais alors expliquez moi cet engouement. Pourquoi soudainement les jeunes filles (et moins jeunes mais tout aussi immatures) ont eu l'envie de se tatouer ce motif sur chaque parcelle de leur corps ? Je trouve ça moche. Inutile (même si bon, le but premier d'un tatouage n'est pas d'être utile, excepté celui là), et surtout, ça fait vraiment petite fille/j'aime la petite maison dans la prairie/et je regarde 30 millions d'amis tous les soirs à 17h.

b) POURQUOI J'OUVRE TOUJOURS LES MEDICAMENTS DU COTE DE LA NOTICE ? Mais si, revivez la scène. Vous êtes malade, vous êtes allé chez le docteur qui vous a encore écrit plein de trucs incompréhensibles que seule la pharmacienne saura déchiffrer-j'ai pour idée qu'on forme surtout les pharmaciennes à savoir lire des écritures à la base illisible, vous repartez avec vos médocs, et chez vous, là, au moment de prendre votre doliprane, vous ouvrez votre boîte neuve. Seulement c'est du côté de la notice, alors attraper vos dolipranes est impossible, à moins d'ouvrir le paquet de l'autre côté. Ben c'est extrêmement chiant. Tout le monde a été confronté à ce phénomène, j'exige des pastilles de couleur pour me dire de quel côté je dois ouvrir mes médicaments. Je gagnerais du temps et surtout, j'aurais encore des cheveux. Je soupçonne les fabricants de médicaments asservis à se venger de cette manière. Et c'est vil.

c) POURQUOI LE SEUL ENDROIT OU J'AI FROID EN HIVER EST IL INCOUVRABLE ? J'ai toujours froid au nez. Et il n'existe pas de cache-nez. Ou alors on passe pour un grippeux H1N1. Ce qui, tout compte fait, peut être utile (toutes les places dans le bus sont à vous du moment que vous toussez dessus, plus de file d'attente au supermarché, excuse pour pas payer son loyer...)

d) et surtout, POURQUOI TOUS LES GROS PULLS CHAUDS SONT ILS MOCHES ? qui a décidé de faire des pulls en grosse maille rouge fluo ? Pourquoi pas noir ? Pourquoi l'hiver est il synonyme de bonhomme michelin ? Pourquoi les cols roulés quand existe l'écharpe ? Pourquoi les rennes et les flocons ? Pourquoi le vert/marron caca d'oie ? N'est il pas temps de créer des pulls d'hiver qui tiennent chauds et qui seraient potables ? Genre si on pouvait éviter toutes les allusions à Noël qui y sont dessinées, étant donné que de toute façon on ne porte ces pulls qu'en hiver ? Quel est le sens de ce double rappel ?

e) Pourquoi ont-ils changé les coquilles des kinder surprises ? J'ai l'impression que le chocolat est moins bon quand je galère pas à ouvrir la petite boite jaune. Manger le chocolat c'était un peu la récompense, genre "si tu réussis à m'ouvrir sans les dents, tu pourras manger cet oeuf." Je n'ai plus aucune motivation à manger des kinder Surprise désormais. J'espère qu'ils ne retireront pas la grosse cacahouète-noisette-noix de pécan (pour moi toutes ces choses se ressemblent) dans les ferrero rocher, parce que j'ai la sacré habitude de penser que cette noisette est un trophée me récompensant d'avoir réussi à manger le ferrero rocher sans croquer comme une infâme profane directement à l'intérieur.

f) et last but not least, POURQUOI LES GENS S'ACHARNENT ILS A REGARDER LE COURS DIRECTEMENT APRES LE PARTIEL ? Ca sert à rien. Rien rien rien. Tout d'abord parce qu'à part Marty MC Fly, il est carrément impossible de voyager dans le temps. Donc même si vous avez la bonne réponse après, ça sert à rien. Et puis ensuite chacun sait que les profs sont un peu tous pervers dans le fond, car ils savent pertinemment qu'ils dirigent notre futur. Alors ils profitent de ce pouvoir. Genre si jamais il te manquait une notion à une question et qu'il voit que le reste de ta copie n'est pas brillant, il te mettra des points. SI le reste de ta copie est potable, il te le mettra pas. C'est leur job de te faire poireauter pendant trois semaines sans te donner ta note, alors t'inquiètes qu'il te mettra une note qu'il a choisi. Si les barèmes étaient respectés ça se saurait.

Posté par Paperboat à 20:14 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
09 novembre 2010

Mad About You

L'automne arrive à grand pas tout comme les kilos supplémentaires approchent lors de Noël, donc conséquemment, c'est le moment de pousser une méga méga gueulante.
Que je vous explique ma théorie sur l'automne (oui, vous le voulez) : l'automne c'est la pire saison du monde et elle ne devrait pas exister. C'est la saison des escargots et des vers de terre qui parsèment joliment le goudron, les pneus de voiture, la semelle de ta chaussure, pour atterrir finalement sur ton paillasson à croupir pendant quelques mois. C'est la saison où t'as plus de coupe de cheveux, tes fringues datent de l'année dernière parce que t'as pas eu le temps d'en racheter, c'est la saison où tu te rends compte, qu'en fait, rien a vraiment changé. Ben L'oncle Soul existe toujours et tu n'as toujours pas acheté d'ouvre-boîte. Tu te fais toujours autant chier en cours (non j'exagère, Info-com c'est quand même nettement plus intéressant que d'apprendre la formule te permettant de déterminer la tension d'un ressort, big up aux Terminale S), mais bon, quand tu te dis que tu passes ta journée en cours étant donné que maintenant la nuit tombe à 5h, c'est dur de pas déprimer un petit peu en écoutant Wax Tailor. Les autres saisons sont funkys, en hiver on peut skier, manger de la fondue, on est assommé par les calories, le chocolat et le chocolat chaud ingurgités, on prend le temps de rencontrer nos nouveaux cadeaux, c'est la saison où l'on espère redevenir quelqu'un de potable, grâce à l'esprit de Noël et aux nouvelles résolutions à pseudo-tenir. Au printemps tu commences à re-kiffer le soleil, à commencer ton bronzage de biatch, tu peux de nouveau sortir dehors sans risquer de mourir de froid ou étouffée par la neige, et surtout c'est la St Patrick. L'été est le moment parfait pour faire à peu près tout et n'importe quoi, et après, y'a l'automne. La saison vide. L'automne c'est le mal. AUTOMNE IS PURE EVIL.
Du coup, vu qu'en automne y'a rien à faire à part compter le nombre de feuilles mortes qui tombent, ce qui ramène ta productivité à celle d'un raton-laveur hydrophobe (promis, la prochaine fois j'essaye de faire des métaphores moins chiantes à comprendre), le moindre fait qui, auparavant, hérissait juste un peu tes poils, devient LA chose que tu ne peux plus entendre.

1°) NON, BETH DITTO NE REPRESENTE PAS QUE SON POIDS. J'en ai marre de cet amalgame fumeux elle chante bien/elle est belle. Alors oké, c'est cool, elle assume ses formes comme ils le disent dans cosmo et blablabla, mais je peux plus entendre les "Nan mais tu vois, c'est une artiste, et elle est grosse, et elle assume". Parce qu'être grosse et avoir du talent c'est incompatible ? Je dois vous rappeler Barry White ? Est ce qu'il a été connu à cause de son poids ? Je sais pas, pour moi ça sonne comme si l'on me disait "J'aime Ray Charles parce qu'il est aveugle, et en plus il chante bien tu vois".

2°) NON, JE N'AI PAS FROID. Je ne supporte plus que très difficilement -comprendre : seulement les Best Friends Forever ont le droit de poser cette question- le rituel que je subis chaque matin, à savoir "Mais t'as pas froid à t'habiller comme ça ? moi si j'étais toi gnagnagna j'aurais froid hihihihihihi". Ouais bah non, je suis pas assez conne pour m'habiller de manière à me les geler toute la matinée, merci, j'ai un cerveau. De toute façon venant de Montpellier je n'ai que très peu d'habits vraiment chauds, n'ayant pratiquement jamais connu de température négative. J'aime pas avoir froid, et j'ai assez de présence d'esprit pour ne pas m'obliger à claquer des dents toute la journée - ça augmenterait les risques que je me morde la langue, et j'ai HORREUR de me mordre la langue.

3°) OUI, JE RANGE JAMAIS RIEN ET C'EST UN VRAI BORDEL, mais ça, c'est pathologique, j'y peux rien. Même parfois, mon propre bordel m'énerve - comme là où je me rends compte que je sais exactement où est ma casserole pour me faire à manger, sous mon grille pain, et je trouve ça tout à fait normal. Si vous voulez que ça soit rangé, venez et sortez mes poubelles (les résidents du CROUS me font déjà à manger et la vaisselle).

4°) OUI, JE ME NOURRIS PRINCIPALEMENT DE RILLETTES ET DE CORNICHONS et j'en suis heureuse. Non je ne meurs pas de faim, oui je sais que c'est mauvais pour mon estomac, oui je sais que je vais avoir faim dans deux heures. C'est juste que j'aime manger des rillettes et des cornichons. En plus du coca.

5°) OUI, je m'épile pas tous les jours, j'ai le vernis écaillé, le maquillage qui coule, je fais du 35, je me lave les cheveux quand j'ai le temps et en plus je les coiffe jamais.

6°) OUI, j'ai des origines arabes et je mange du porc si je veux, je bois si je veux, je fume si je veux, j'ai un piercing si je veux, je m'habille en mini-jupe si je veux, et je fais pas le ramadan.



Juste pour montrer que y'a pire que moi :

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08 octobre 2010

Wild Horses

A la demande d'un homme désespérément blond et long (oui, quand on est petit, à partir d'un certain moment on ne qualifie plus les gens de "grands" mais "longs", ça nous semble plus logique), je me vois dans l'obligation de répondre à mes devoirs blogaux (mmmh, penser à écrire un dictionnaire avec tous les termes que j'aurais inventé dans ce blog).
Ma vie bisontine (ouais, en fait besançonnien/ne ne se dit pas) se rythme au son de Damian marley et de Wax Tailor, tout va plutôt bien, le CROUS en fait c'est ultra funky, genre tu sais exactement quand tes voisins sont rentrés de leur soirée lorsque tu les entends dans le couloir chanter la cucaracha tout en essayant de faire rentrer leurs clés dans la serrure de la porte.
J'ai découvert d'ailleurs que tous ces gentils voisins ont pitié de moi car je ne sais pas cuisiner. Et j'ai découvert un fait intéressant également : ils cuisinent pour moi. J'entends par là que dès que je me pointe à la cuisine commune et quand je commence à faire ma cuisine (ne vous emballez pas, généralement ça consiste à faire de la soupe lyophilisée, des steaks ou alors des pâtes/riz/semoule inratable que j'arrive à rater, en fait la seule chose que je sais bien faire c'est la sauce vinaigrette), ils observent lentement ce que je fais. Puis, quand je pars dans ma chambre pour faire moultes choses, je reviens, je retrouve le feu baissé, le sel mis, le couvercle enlevé, c'est limite si on me souhaitait "Bon appétit" avec un grand sourire. Grâce à la communauté crousienne, je peux enfin manger correctement.
Sinon j'avais eu une idée du tonnerre pour que nous, pauvres petits étudiants dénués de sens pratique puissions manger des trucs bons, je pensais passer une annonce dans le journal en organisant un faux "Dîner presque parfait" dont les qualifications se passeraient au Bâtiment Rousseau à Besançon, et comme ça moi et Mel (ma nouvelle meilleure potesse qui voue un amour sans fin aux cornichons, tout comme moi) on ferait les goûteuses et on mangerait gratos et bien durant toute la durée des qualifs. Je sais que c'est un peu tordu. Mais quand il s'agit de maximiser ma satisfaction mon cerveau est parfois capable de faire une gymnastique incroyable.

En fait le but de tout cet article c'était juste d'avoir une occasion de vous montrer à quel point nous sommes merveilleux en zombie (en raison d'une zombie party qui a eu lieu, je me pointe pas -à mon grand désespoir- à l'IUT tous les jours comme ça), maintenant admirez admirez :

zombie____

zombie_party

Voilà. Comme vous voyez, on travaille dur, demain j'ai encore une soirée déguisée, hier c'était crêpe party et jeudi prochain c'est soirée British...

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15 septembre 2010

Gloria

(le titre fait référence à une chanson des Doors qui est un peu borderline&Underground -oui, mon entrée en InfoCom me fait parler beaucoup anglais et du coup je me la pète). Voilà. Après cette introduction soudaine et terrifiante, je vous annonce non sans fierté que je survis pour le moment plutôt bien au climat besançonnien (excepté les premiers jours où je dormais en jean, en marinière avec deux gilets et la "couette" -par couette, entendre très mince épaisseur de moins de 2mm de charmante couleur vert vomi-, mais depuis que j'ai fait importer un duvet, c'est bon, je peux survivre.

Donc. Besançon c'est bien, j'ai triplé ma consommation de cornichons, de pain et de pains au chocolat, et je me suis rendue compte que je me nourrissais principalement de thon et d'huile d'olive. Le jour de mon arrivée, je me suis retrouvée à mener des russes sur le campus et j'avais un peu l'impression d'être Lénine, guidant ses petits patriotes à travers le dur sol et climat de Russie. Puis je me suis retrouvée dans une voiture à écouter des tubes des années 80 et Manau. Puis à assister à la formation de dreadlocks sur certains de mes camarades.
Mes cours sont tip tip top aussi, j'apprends comment manipuler les gens (faites gaffe à vous maintenant), mes profs sont un peu tarés aussi, par exemple je pourrais vous citer mon prof de communication visuelle qui fait une typologie des filles par rapport à leurs sous vêtements (mais pour de vrai, il est pas pervers) et qui a fait des expos photos un peu partout dans le monde ("Et j'ai même rencontré la reine du Danemark !"), mon prof de marketing est russe (décidément) et a imposé sa loi dès le premier cours en amphi ("Ne parlez pas, ou sinon, Kalachnikov, et la moitié de la classe : BOUM !"), mon prof d'histoire des médias se fait poursuivre par la police à chaque fois qu'il emmène les élèves en sortie éducative (ça doit être la barbe marxiste), et plein, plein d'autres trucs.
Je me suis retrouvée aussi bizarrement, lors de ma journée d'intégration, à devoir arracher une chaussette à une parfaite inconnue et à la rapporter en tant que trophée sur la table du prof, et à devoir chanter "VAS Y FRANKYYYY C'EST BOOOOOOOON" debout sur les tables de l'amphi. Mais ça aurait pu être pire, certains ont dû danser la macarena les mains attachées tous en ligne (très très drôle de voir des humains ressembler finalement à des asticots), un nouveau poto à moi s'est fait pécufier, et certains ont un oeuf à garder en vie le plus longtemps possible.

Tout allait bien, donc, jusqu'à ce que j'aille voir Ben L'oncle Soul en concert (sponsorisé par le diable sûrement). Ce fût affreux. Affreux affreux affreux. Il est fort possible que jamais, ô grand jamais, je me sois autant ennuyée à un concert. Enfin, sérieux, payer (5 minimes euros, heureusement) pour voir un type en nœud pap' et chemise rose faire 80% de reprises tout en criant des slogans insidieux ("HEY ! EST CE QUE VOUS AIMEZ LA SOUUUL ?? PEAAACE, LOOOVE, AND SOUUUUUL !") en sautant partout et en bougeant de manière suggestive son bassin, je sais pas, ça m'a troublée. Je crois qu'il ne se rend pas compte qu'avant lui, y'a eu George Michael, y'a eu Michael Jackson et Barry White, alors bon, c'est pas comme s'il créait quelque chose de nouveau -enfin si, il a tout de même inventé le concept de rien faire à part chanter et à dire de la merde (ONE TWO THREE SOUUUUL) pendant que les (excellents) musiciens se défoncent à faire de la musique potable. Ca m'a fait comprendre que le prolétariat existait même en musique, et ça m'a fait un choc, enfin bref, je n'en parlerais plus jamais, et j'écouterais plus jamais cette petite voix qui me dira à l'avenir "Alleeeeez, 5€, c'est rien petite". Plus jamais. Plutôt mourir trois fois écrasée sous un train de bétail.
Et puis sinon je suis partie à un autre concert (gratuit celui ci) de jazz bizarre fusion, et c'était bien cool, du coup je me suis sentie revivre un peu (non, tous les chanteurs ne portent pas de bretelles roses).

Pour finir, je dirais que le bon point qu'a Besançon (même s'il fait moins quinze), c'est qu'il n'y a presque pas de moustiques. Mon épiderme pourra se reformer en paix.

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24 août 2010

Dream a little dream of me

j'ai tellement de trucs à raconter pour une fois que je sais pas par où commencer.
Commençons par les banalités d'usage, je vais bien, tout va bien, enfin presque tout. J'estime que je me sentirais au maximum de ma forme lorsqu'on aura inventé un truc radical anti-moustiques qui me permettra de ne plus me balader avec la peau lacérée telle le gruyère qui passe dans la rape à fromage. Me gratter est donc mon activité principale de cet été, avec en 2e position boire -absolument tout ce qui me passe sous la main, ce qui peut engendrer parfois des surprises assez... surprenantes, et en 3e position mais non des moindres : ne rien faire.
Ne rien faire est quelque chose de plutôt compliqué à exécuter lorsque, en fait, vous avez un tas de trucs à faire. Genre déménager ma chambre (et dieu sait à quel point ma chambre est remplie de choses inutiles non rangées. Un jour je ferais un inventaire, et vous allez halluciner rien que par le nombre des petites cuillères que je garde parce que ça me rappelle un jour particulier). J'ai quand même réussi à m'inscrire en DUT à temps, donc non, l'année prochaine je ne serais pas une sans-scolarité. Ce qui pourrait presque m'attrister. Je commence sérieusement à prendre goût de mes nuits de 4h à se coucher à presque l'aube (parfois à cause des sus-dits moustiques nommés précédemment, parfois juste parce que je kiffe la nuit et qu'en fait je suis un peu vampire).
J'ai perdu aussi deux choses qui pourtant ne se perdent pas cet été : mon ampli et l'épilateur. Impossible à retrouver. Black out total. Je soupçonne une guerilla de la bienséance de la maisonnée, ils ont voulu me punir de ranger tout par terre. Même mon lit commence à être trop étroit et dangereux -la dernière fois, j'y ai retrouvé un ciseau.

Dans quelques temps je ne serais plus dans cette chère ville de montpellier, mais je m'exilerais au grand froid besançonnien. Je vais survivre. je vais survivre. Je vais survivre.

Sinon j'ai pas mal pris le train ces derniers temps, d'ailleurs ça devrait peut être figurer en 4e position sur les trucs que je fais cet été. Et il m'est arrivé un tas de trucs marrants.
Tout d'abord, pour aller à paris, ce fût une véritable épopée. Mon quick acheté précédemment aurait pourtant dû m'avertir. Que je m'explique. Dans le but de sustenter mon estomac, je me rends à quick et demande un de leurs summer menu (parce que oui, j'aime bien les surprises de quick, et même les surprises de macdonald, parfois je prends encore un happy meal. La dernière fois j'ai eu quand même un dragon qui allait super vite.) dans le but de pouvoir resquiller un verre Simpson. Le serveur à la tête balkanique me sert dans un français assez approximatif mon menu ("Palisa ! Palisa! Verre Magui simmmson!"), me tend des frites normales à la place de mes rustiques initialement demandées (d'ailleurs je tiens à préciser que c'est juste pour faire genre, généralement je mange pas les frites, ni les rustiques). Je me dis qu'au fond c'est pas grave, que ce pauvre type doit peut être toucher un bénéfice sur le quota de frites dégueulasses qu'il arrive à refiler "par erreur" au client.
Mais ça ne s'arrêta pas là. Lors de l'ouverture de ma merveilleuse pitance, j'ai eu le plaisir d'admirer une salade noire et vraiment, vraiment pas d'hier, et pas de fromage. Toujours dans ma grande sagesse je me dis que c'est pas tellement grave non plus, à part que je me suis fait entuber grave 5e mais vu que j'étais déjà loin et en partance pour la gare pour laquelle j'étais en retard, j'ai pas trop râlé, je me suis dit que j'allais manger mes fameuses frites.
Et pas de sauce ni sel. Immangeables.
Mon dernier espoir était donc mon maxi verre de coca et mon donut.
La découverte du train devant m'emmener à Paris fût un moment d'anthologie. J'ai dû monter dans un train couchette lunéa blindé de monde, à cotoyer plein d'autres gens. J'ai donc déposé mes bagages sur un compartiment qui était, encore à l'époque, vide, et je suis descendue deux minimes secondes pour me charger des formalités d'adieu avec ma cousine. Sauf que j'avais pas prévu que le capuchon de mon coca n'était pas adapté à la taille du gobelet. la moitié s'est donc renversée sur mon donut, qui, lui aussi, a rejoint le rang de nourriture-non-consommée-dont-le-goût-me-restera-a-jamais-inconnu.
last but not least, je n'ai même pas pu finir mon coca parce que je n'avais pas de paille, et que bon, les glaçons qui viennent taper gentiment sur tes quenottes, c'est sympa deux minutes, mais j'ai pas vraiment eu envie de me faire péter l'émail de mes dents.
Me voilà donc dans un compartiment couchette lunéa avec rien à manger pour la journée. Et une multitude, que dis-je, une horde de gens viennent soudainement s'entasser dans mon wagon lorsque la sncf éructe gentiment dans son haut parleur que "en raison d'un problème informatique, les places attribuées sont obsolètes, veuillez vous installez à votre convenance".
Votre convenance signifie ici "dans le compartiment où tahra l'affamée est seule". Rajoutez à ça une non-luminosité qui m'empêchait de lire et de dessiner, et plus de batterie dans mon MP3. Funky.
Harassée par la faim, je décidais donc de mettre ma dernière pièce d'un euro dans le distributeur de chocolat chaud. Le gobelet tombe à côté, le liquide se répand à l'intérieur de la machine. Dans ma fervente détermination, j'ai choisi d'acheter une canette de coca (2e70 tout de même) histoire d'avoir de la monnaie, pour pas que mon estomac s'avale lui-même.
C'est alors que le type de ce putain e wagon restaurant me rend la monnaie en pièces de 5 centimes.
Pièces qui ne passaient évidemment pas dans la machine. Ca aurait été trop facile. Je retourne donc dépitée avec mon coca dans mon compartiment -harassé de personnes, souvenez vous en, et je me dis que rien ne pourrait être pire.
Et bien si.
Un type malheureusement sous influence de whisky a décidé soudainement que nous étions tous ses meilleurs potos. Du coup, émanant une odeur lancinante et rance, il venait passer tous les quarts d'heure dans notre compartiment pour nous demander de nos nouvelles. "Et aloooors, ça va bien par ici ??? ouiiiii ?? moi je vais à St Mandéééééé". S'ajoutent à ça les cris de sa copine qui n'était non moins bourrée que lui. S'ajoutent encore à ça les aboiements et l'odeur de deux magnifiques bergers allemands qui sont à l'image de leurs maîtres (bien que j'ai encore jamais vu un berger allemand vraiment bourré, mais bon).

Ma deuxième aventure SNCFiale était pour un minime trajet montpellier-béziers. Pour une raison obscure, ma chère carte electron avait décidé de pas marcher. Alors obligée de payer mon billet de train à l'automate. Le seul petit doigt de pied dans le potage, c'est qu'évidemment, je n'avais aps de monnaie. Rebelote à l'arnaque SNCF. J'achète donc une bouteille d'eau à 1e70, demande de la monnaie au lieu du billet de 5e que me tend le vendeur.
Bien évidemment, il n'avait pas de monnaie, mais il avait 4e en pièces de 10 centimes.
Alors bon, cette fois ci je vérifie, oui, l'automate accepte les pièces de 10 centimes. Je me dis let's go, tout ce que je risque de perdre c'est du temps. Je commence donc la lourde tache de payer mon billet de train de 5e90 avec 40 pièces de dix centimes. Tout se passe à merveille, jusqu'à ce que la machine s'arrête brutalement pour afficher le joli message de "ERREUR : Vous avez inséré trop de pièces. La machine n'accepte pas plus de 36 pièces."
Oké, j'abandonne.

Et je reprends le train le 31. J'ai hâte bon dieu.

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18 août 2010

Let's make out

j'ai plein, plein, plein de choses à dire, plein de choses à faire, trop de choses à penser, alors en attendant, je lis calvin & hobbes...

calvin

calvin_small

calvin_n_hobbes

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29 juillet 2010

Broke

Sous les coups de minuit passés, il est temps mes chers amis de faire le point. Trop de choses ont été passées sous silence. Des moments révélateurs et forts enrichissants de ma vie ne vous ont pas été dévoilés. C'est un peu comme si vous ratiez mon premier spectacle de danse contemporaine, ou mon premier collier de macaronis. Je vais donc m'efforcer de vous raconter aussi précisément que possible certains événements marquants qui ont eu lieu très récemment dans ce cheminement unilatéral qu'est la vie.

Chose extravagante et folle n°1 : Je fais désormais parti de la très select liste des bachelières scientifiques. Je tiens vraiment à remercier le miracle qui s'est produit le jour décisif de mon admission dans le secondaire : j'ai réussi la prouesse d'avoir mon bac avec mention, tout en me coltinant un 3 en maths -coeff 7, et un 7 en physique chimie, coefficient 6. Peut être ai-je, dans une vie antérieure, fait une méga méga méga bonne action, et là le karma me la rend dans un moment décisif de ma vie. J'ai dû faire un truc qui a explosé toute la gentillesse que j'aurais pu donner par la suite, genre rendre une jambe à un lépreux en la collant de super-glu. Le lycée est maintenant révolu. Fini les boutonneux. Plus jamais de CPE. Le fait de savoir que non, plus jamais je ne reverrais certaines têtes me plonge dans une extase incroyable, le genre d'extase qui te fait baver et mouiller un peu des yeux. Voilà. J'ai survécu.

Chose extravagante et folle n°2 : Je suis partie durant une seulabre -et trop trop trop courte- semaine au pays de la castagnette et de la (désormais interdite) corrida en folie. Je pense que la bande que nous étions (4 personnes en comptant moi même, à savoir marie, marvin le type au drap housse, et JH pour les intimes, le roi du dancefloor) a marqué la costa brava de fer rouge (et aux différents crackers répandus dans l'appart' que nous tenions). L'heure espagnole nous a parfaitement convenu lorsque nous émergions d'un sommeil profond vers 16h, après des nuits fantasmagoriques passées à avoir une peau de poulet due au froid sur la plage. Et j'ai appris que non, rentrer à 9h du matin lorsque les autres locataires font leur petit-dej', ça n'est pas normal.
Je tiens à remercier également les précieuses boîtes de nuit qui ont dû halluciner un peu. Spéciale dédicace au PACHA auquel nous rentrerons désormais VIP à chaque fois que Marie montrera sa culotte au vigile.
Pour finir, je dirais simplement qu'un être masculin parmi nous s'est rasé les dessous de bras. Ayant des preuves de cette folle action, je me suis retrouvée avec une boucle d'oreille coincée dans le pied. Pour se venger, ce même être masculin s'est affublé de ma nuisette verte, qu'il a craqué en raison de sa trop imposante musculature.
Dieu, que nous avons été des déchets.

Chose folle et extravagante n° 3 : je me suis débarrassée du vilain vilain kyste qui pourrissait la vie de mes ovaires. Maintenant je peux enfin avoir mes règles en paix. Je me revois à l'hôpital avec ma voisine muette, en mettant Easy Rider à fond à la téloch'. J'ai eu un slip ridicule bleu -que j'aurais décidément dû garder. Un infirmier m'a vue en topless en rentrant inopinément dans la chambre, et m'a ensuite priée de "le prévenir si jamais j'ai un problème, même si c'est juste un problème de température...". Il était de garde de nuit.
Et je maudis la diététicienne qui a cru que deux malheureux PIMS allaient gâcher ma vie. Ca n'est pas ma faute, lorsque l'on me nourrit pas, je mange du chocolat. Les Pims étaient à proximité, ils n'ont pas survécu.
Et je suis sortie triomphante -après avoir vomi dans deux toilettes différentes de l'hôpital.

J'ai un tas d'autres trucs à vous raconter têtes de nouilles, mais il se fait tard, mes yeux papillonnent, et se ferment tout doucement. Nous ne sommes que le 29 Juillet. Le mois d'Août me réserve un tas de surprises, je le sens.

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25 juin 2010

Godless

Je suis de plus en plus atterrée par la connerie humaine. Entre un pays qui est persuadé que ne pas aller en finale de coupe du monde équivaut à un cataclysme, qui s'amuse à titiller et à gratter fort des croûtes de manière à faire mal - seulement faire mal, qui continue, au XXIe siècle, d'influencer et d'imposer son avis sur la liberté de la presse, je sais plus trop quoi penser. J'en ai également assez de l'hyper-présidence de notre cher Mr Sarkozy qui essaye de nous incriminer à tous la peur. La peur est le premier moteur de l'insécurité d'une population, le premier facteur de (prochaines) guerres civiles, le premier facteur des réflexes cons comme "salauds d'arabes, tous les mêmes". Genre demain le Maghreb va envahir la France et interdire le saucisson dans les restaurants, alors qu'ils ne représentent que 2,4% de la population totale de la France.
J'aime bien observer la manière dont ils savent extrêmement bien suggérer de manière subtile leur avis à la masse populaire. S'amuser à faire croire aux français que la France est envahie par l'Islam, organiser un pseudo-débat sur l'identité nationale et la question de la burqa, de manière récupérer les voix du FN lors des prochaines élections. Sarkozy tente pourtant de se faire passer pour "Quelqu'un de bien qui va visiter les banlieues"... mais il y va le soir, pour bien éviter de croiser toute personne qui pourrait lui tenir tête. Ca en devient inquiétant. La France se dit un pays ouvert et une terre d'accueil (ou du moins, se disait), mais en attendant, la seule chance qu'on offre aux émigrés c'est de nettoyer des poubelles. Si un jour tous les émigrés et les sans papiers feraient grève, on serait dans la merde -au sens littéral et métaphorique du terme. Il suffit de faire à peu près toutes les cuisines des restaurants chics des Champs Elysées pour se rendre compte qu'au final, c'est un type basané qui va te faire ta bouffe, qui va gagner moins qu'un français "pure" souche, qui doit gagner environ 200euros de moins que le smic. C'est cette même personne que l'État ne peut soit-disant pas aider car elle est sans papiers. Et pourtant, sur le salaire misérable que ce travailleur gagne, il va cotiser pour nos retraites, pour le chômage, et il va même payer des impôts.
J'espère qu'un jour le monde arrêtera de se foutre de ma gueule et qu'il redeviendra sérieux.

Sinon je ne suis pas que d'humeur à massacrer des poussins aujourd'hui, je suis enfin en vacances ce qui implique le port du short environ 23h/24 (l'heure restante équivaut à l'action "se baigner à poil dans la mer" et ne nécessite pas de shorts, elle nécessite de rien d'autre d'ailleurs -sauf peut être la mer, quand même). Je crois que mon vernis rouge essaye de me dire implicitement qu'il faut que j'achète des cerises. J'ai vu Cypress Hill pour la deuxième fois en concert et ce fût géant d'ailleurs, je crois que jamais je me lasserais d'un bon Hits From The Bong.

Breal_

Je suis également héritière d'une nouvelle coupe de cheveux faite par un coiffeur cocaïnomane (je précise qu'il était persuadé que le sèche-cheveux était un sabre laser, conséquemment il me séchait les cheveux à l'aide de "ZIOOOOONM ZIOOOONM" et de mouvements circulaires qui auraient pu être inquiétants pour ma santé si j'étais debout) et d'un petit piercing pour le moment discret sous la lèvre ("Au labret centré" comme disent les pros). Je ne vous cacherais pas que cette première expérience percingale m'a fortement donné envie de créer de nouveaux trous à des endroits improbables de mon corps (j'ai pensé à m'en faire un sur un doigt pour m'en faire une bague). Enfin, il me semblerait bien que je migre vers l'Espagne cet été et qu'il va falloir que j'apprenne sérieusement à dire autre chose que "Te Gusta la felacion ?" dont on m'a sciemment appris la traduction et la prononciation lors de ma 1ère Scientifique (comme quoi, non, ils ne sont pas tous nerd et sérieux. Ils sont tous nerd et désespérés.)
J'ai aussi passé le bac, ce qui était une bonne blague pour mes 18 ans d'ailleurs, maintenant je m'en remets à seigneur dieu. Autant pisser dans un violoncelle acoustique.
Et je tiens de source sûre que l'année prochaine, la douce et pluvieuse ville de Besançon m'accueillera. Besançon gare à tes fesses, tu vas souffrir.

DSC02005

mon incapacité à tenir ma bouche en place et Jim

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