Si il est bien une chose de sûre, excepté que je n'aimerai jamais les M&M's bleus et les chaussures à bouts pointus (avec exception pour les santiags que je tolère), c'est que mes rêves sont plutôt conséquents en matière de whatthefuckitude. Je rêve (trop) souvent de situations vraiment violentes. Mes rêves sont à base de psychopathes qui cherchent à me tuer, qui prennent ma soeur en otage en m'envoyant des bouts de ses doigts, ou alors de moi qui meurt dans plusieurs situations incongrues mais CHOCKING quand même. Et puis y'a les trucs qui reviennent sans cesse pour lequels je cherche la signification. Des situations récurrentes, où j'ai l'impression que mon cerveau me parle en morse ou autre message codé, et qu'il faut que je décode. Alors voilà un article à liste, vu que ça fait un bout de temps que je n'en avais pas fait.

 

- Je rêve que je n'ai qu'une seule chaussure, et que ça me fait chier. Ou alors que je mets trop de temps à mettre mes chaussures. C'est une composante récurrente de mes rêves. Exemple ? Quand, dans un rêve, je devais m'échapper d'une maison de sérials-killers : je n'avais qu'une chaussure de mise, et je me rappelle bien que 25% de ce rêve consistait à cette quête éperdue, à savoir ma seconde chaussure. Je me rappelle que je marchais sur un grand jardin, et qu'il y avait toutes mes chaussures éparpillées, mais comme par hasard, pas celle dont j'avais besoin à ce moment pour ne pas être dépareillée du peton. C'est le moment où j'étais le plus stressée et angoissée dans mon rêve (oui, parce que cette incapacité à mettre mes chaussures est agrémentée d'une sensation vraiment pas cool). Mon copain m'engueulait méchamment parce que je mettais trop de temps à trouver ma chaussure. Au réveil, je me suis rappelée d'un second rêve, où cette fois ci, il m'engueulait parce que je mettais trop de temps à mettre mes Doc Martens. (Ce rêve est lié aussi à l'aspect n°2, qui est LE RETARD, voir plus bas). Du coup, il m'avait laissé toute seule parce que sinon, on allait être trop en retard, et puis il préférait partir tout seul et ne pas être en retard que de m'attendre. Récemment, j'ai rêvé que je n'avais qu'une seule chaussure de travail. En fait, rêver que je ne porte qu'une seule chaussure, c'est la manière à mon cerveau de rêver que je suis toute nue en public. 

- Je rêve que je suis en retard, immanquablement, tout le temps, à tout. Je rêve que je vais être en retard en cours, à mes rendez vous, le pire étant de rêver que je suis en retard au travail ou à mes partiels, ou toute chose importante pour moi. C'est assez handicapant car absolument pas réparateur comme sommeil. Et que je rêve perpétuellement de ce retard. Le pire étant le récent combo arriver en retard au boulot AVEC UNE SEULE CHAUSSURE. J'ai rêvé que j'étais en retard pour prendre mon avion qui partait au Viet Nam (je ne suis jamais partie au Viet Nam, coucou Tranggi d'amour), j'ai rêvé que j'étais en retard à un concert de Machine Drum (je n'aime pas spécialement Machine Drum). 

- Je rêve de mes cours souvent, de mes partiels, de partiels imaginaires. Je rêve souvent que je suis en cours ou alors que je révise... Souvent en dernière partie de nuit, je rêve que je m'habille (EN METTANT MES CHAUSSURES), que je stresse pour attraper le tram/la voiture/pour voler/marcher à l'endroit des cours, et ensuite je m'imagine écouter les profs ou lire mes cours. Malheureusement, je ne me souviens pas si ces cours sont réalistes ou non, et si ce sont des cours que j'ai effectivement suivi. Une fois, j'ai rêvé que je passais un partiel théorique de sport, où l'on devait faire une oeuvre d'art symbolisant une problématique du sport actuelle. Dans mon cas, j'avais dessiné en mode calligraphie une fille chinoise entourée d'hirondelles et avec une perche, qui symbolisait "La libération et le dépassement de soi apporte de nouvelles limites lors d'un effort pourtant draconien et redondant". Ma potesse Nadia Bach (que j'aime d'amour) avait, quant à elle, entamé une sculpture de mon copain (grrrraoû) sur un hamac, ce qui représentait "L'acceptance des moyens de détente étrangers à notre culture". Voilà, voilà...

- Je cauchemarde que je suis impuissante. C'est l'une des pires sensations que je n'ai jamais rêvée. En gros je me vois d'au dessus, et je me vois incapable de bouger, de parler, en train de suffoquer. C'est juste I-GNO-BLE. J'ai l'impression que ma conscience est enfermée dans le corps d'un jouet qui ne peut bouger par lui-même. Le premier cauchemar que j'ai eu du genre, c'était chez ma tante, quand j'avais 12-13 ans, j'avais rêvé que j'étais en position foetale, enfermée dans une pyramide, et qu'il faisait tout noir. Aucun son ne sortait de ma bouche, ou peut être si, je ne savais pas car j'étais sourde, et donc aveugle, et je ne pouvais pas bouger pour étirer mes membres. Beuargh. Récemment c'est devenu un peu plus soft car ça dure peu de temps (ou au moins c'est l'impression que ça me donne), et je me réveille systématiquement à chaque fois que je me vois agonir. Quand mon copain dort à côté de moi, je me vois tenter de l'appeler mais je vois que mes lèvres sont closes, et j'ai la ferme impression que je lui plante mes ongles dans sa peau pour le prévenir qu'il faut qu'il me réveille parce que je suis en train de mourir en ne pouvant rien faire. Il m'a confirmé que je ne l'ai jamais réveillé, mais voilà, ambiance.

- Je rêve qu'on veut me tuer. Que je suis poursuivie par des sérials killers. Le dernier rêve en date est VRAIMENT impressionnant car digne d'un scénario de films. Je vous le raconte pour que vous puissiez mesurer l'étendue de ma folle imagination.

J'étais donc chez moi, tranquille, en train de regarder à la fenêtre. Sur la cour d'en face, je vois trois personnes qui sautent en l'air et qui font les cons, alors ça me fait rire, et je continue à les regarder en rigolant, et en plus ils avaient un chaton. Sauf qu'à un moment ces trois personnes (que j'appelerai La Meuf, Le Retardé, Le Méchant - vous allez vite cocmprendre) ont remarqué que je les zieutais en me foutant légèrement de leurs gueules. L'instant d'après, ils étaient chez moi pour faire copain copain, en mode gros squattage de mon appart. Je commence à leur dire qu'ils ne sont pas invités et que je préfèrerais qu'ils sortent, et c'est là que le Méchant a sorti un revolver et l'a braqué sur moi. Le retardé mental (il était vraiment débile dans mon rêve, c'est pas méchant mais c'est comme ça) commençait à dire "tu as raison, elle va devenir un témoin gênant, on ferait mieux de la tuer pour vivre dans sa maison". La meuf opinait du chef. Me comprenant en danger de mort imminente, je réussis à leur faire comprendre qu'en fait, c'était pas méchant, c'est juste que chez moi, c'est petit, et qu'ils y seront pas à l'aise, mais que si ils le voulaient vraiment, ils pouvaient rester. Je réussis à les embobiner, et là commence alors un grand moment d'amitié entre ces trois personnes et moi même. Nous étions sur ma terrasse (inexistante, je vis dans un 12m²), assis à la table, et je faisais mieux connaissance avec les trois, toujours avec stress parce que bon, dès que je disais quelque chose qui ne plaisait pas à l'un d'eux, je me retrouvais avec le canon du revolver sur ma tempe. Le débile était vraiment attardé mental (je l'avais deviné grâce à mon cursus en psychologie), la meuf représentait tout ce que j'execrais dans la féminité actuelle, c'était une vieille de village, permanentée jusqu'aux ongles rouges et pointus, avec trois tonnes de maquillage moche, des vêtements me faisant friser la crise d'épilepsie, des chaussures à bouts pointus blanches et à mini-talons (oui, toujours cette grande attention portée aux chaussures), du léopard, elle parlait et jurait comme un charretier et avait la délicatesse des sketchs de Jean Marie Bigard. C'était celle avec qui il était le plus facile d'être poto, vu qu'il suffisait de dire des trucs du type "ah les hommes, tous des cons hein" "ah ben, on va voir deux lunes ce soir si je soulève ma jupe", etc, etc. Donc, ce que je fis. Le méchant était laconique et ne disait presque rien, car il s'exprimait plutôt via le geste de son bras + poignet résultant en une mise en joue quasi-immédiate. Pas trop d'échanges avec lui, donc. Durant ce moment épique où je faisais attention à ne rien dire de compromettant, je tentais l'envoi d'un sms sous la table, sans regarder, pour prévenir BGJB (surnom officiel de mon copain, qui est partout dans mes rêves ces temps ci) de ne pas venir chez moi, vu que ça c'était transformé en repaires à cas sociaux. Malheureusement, l'attardé (qui, au final, me causait le plus de soucis) s'est rendu compte que je traficotais quelque chose de louche et a sorti ma main de sous la table. Fort heureusement, j'étais maligne, et lors de ce mouvement je l'avais éteint, pour lui dire "non mais j'étais en train de l'éteindre en fait, je ne veux pas que mon portable nous empêche d'avoir une conversation tous ensemble, haha, ha, haha". Ce qui marcha. J'ai oublié de préciser que durant toute cette tablée, les deux gars voulaient me violer et que La Meuf, vu que j'étais devenue copine avec elle, me protégeait à chaque fois et leur faisait changer d'avis.

On frappa à la porte, et le gang se mit à se mettre en tête de tirer à travers la porte pour tuer toute personne qui voulait entrer. Je leur dit que c'était pas très malin et qu'ils allaient se faire repérer, j'ai jeté un coup d'oeil au judas, j'ai vu BGJB qui n'avait, de toute évidence, pas lu mon SMS (je lui répète tout le temps dans la vraie vie qu'il ne sait pas lire), et, encore une fois, j'ai réussi à embobiner le gang en leur disant qu'il était cool, comme moi, et qu'il valait mieux pas le tuer. Il entra alors chez moi et commença à flipper grave sa race en voyant des gens avec des flingues et voulait tout casser, mais je courus lui faire un bisou pour lui chuchoter à l'oreille "suis mon jeu, sinon tu es mort" (glamour, glamour). Il ne comprenait pas vraiment mais m'avait écoutée, et je profitais d'un instant où il était aux toilettes pour lui faire passer un mot sous la porte "ils sont armés et dangereux", à l'insu du gang. Pendant tout ce temps, je réfléchissais à un plan d'action afin de nous sortir tous deux vivants de ce traquenard. L'idée de génie me vint : j'allais prétexter qu'il n'y avait rien à manger chez moi, et qu'il fallait que je sorte pour qu'ils aient à manger. Je parlai de mon plan d'abord au Méchant, parce que je savais qu'il avait faim. Il était d'accord. L'attardé moins, il répétait que j'allais m'enfuir, ou alors sonner l'alerte. Je lui ai répondu que mes voisins me voyaient toujours sortir à la même heure aller faire mes courses, et que c'était plutôt le fait de ne pas sortir qui allait leur mettre la puce à l'oreille. Il valait mieux que je sorte et que je prétexte que tout est normal pour que personne ne se doute de rien. J'ai réussi à mettre l'attardé dans ma poche de cette manière. La meuf, elle, résidait dans la dernière partie de mon plan : je lui avais demandé de couvrir la sortie de BGJB aux yeux du reste du gang, au nom de notre amitié, en lui expliquant que j'avais besoin de temps intime avec lui (à ce moment, je lui avais fait un clin d'oeil), j'ai rigolé grassement, elle aussi, je lui ai dit que je préférais l'embrasser dehors et pas sous le regard des deux autres parce que ça allait les énerver (vu qu'ils voulaient me violer), et qu'elle serait vraiment sympa si elle décidait de jouer le jeu avec nous. Ce qu'elle accepta. Mon plan était enfin prêt, j'ai soufflé à JB de m'attendre à côté de la porte, le temps que je m'habille.

Là se passe la scène où je cherche à mettre des chaussures : je mets d'abord une basket mais ne trouve pas l'autre, alors j'en mets une autre mais elles sont devenues trop petites entre temps, alors je trouve une troisième chaussure, que j'enfile, mais impossible de trouver l'autre, je retourne mon appartement, mon jardin (inexistant, aussi) parsemé de chaussures mais toujours une seule sur les deux, ça énerve JB qui me dit que je ferais mieux de partir très vite et qu'on s'en tape, au fond, des chaussures. Je lui explique qu'il vaut mieux que je mette les deux, parce que sortir dans l'urgence et avec une seule chaussure, ça avertirait le gang de nos envies d'escapades sans retour. Alors il commença à m'attendre, et je réussis enfin à trouver la seconde chaussure (durant ce laps de temps, BGJB s'engueulait avec La Meuf à propos de règles d'un jeu, et pour les calmer, j'avais pensé à l'idée qu'ils fassent des débats calmes sur ces mêmes règles de jeu, je suis débile). Nous nous apprêtions à partir, quand l'attardé me demanda à ce que je lui donne les clefs. Je lui donne mon trousseau, mais j'avais prévu le coup et j'avais subtilisé la clef d'entrée de chez moi. J'ai fait genre que tout est normal, nous avons passé le seuil de la porte, et refermé la porte derrière nous. J'ai aussitôt enfoncé ma clef dans la serrure pour fermer à double tour derrière nous (mais silencieusement) et on s'est mis à courir comme des dératés, parce que je me disais que quand ils s'en rendraient compte, ils n'auraient qu'à mettre un coup de feu dans la serrure pour pouvoir sortir. Arrivés en bas de mon immeuble on décide de prendre sa voiture, et sur le chemin, on tombe sur une affiche dans un magasin de télé (je regarde trop les séries américaines, il n'y a pas de magasins de télés en france) qui dit "Attention, recherche de trois grands criminels psychopathes tirant sur tout ce qui bouge" avec leurs photos. "Ces personnes sont recherchées pour meurtres, vols, viols, et sodomie de chats avec un tournevis, (WHAT THE FUCK CERVEAU ???) si vous avez la moindre information, merci de nous contacter au 05203655466". On appelle le fameux numéro dans une cabine téléphonique, je leur explique qu'ils sont chez moi, et on rentre dans la voiture à BGJB (qui était une décapotable) comme des winneurs, en entendant le cri de la meuf qui s'est rendue compte qu'on les avais berné juste derrière nous, et des fenêtres, ils nous envoyaient des rafales de fusil, mais on sentait rien car on était trop loins. Fin du rêve.

Voilà. Au prochain article je vous explique le rêve où, en tant que détective, j'ai résolu le kidnapping d'un enfant en innocentant le suspect number one et en trouvant le vrai coupable (véridique aussi).

 

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résumé du boom-shaka-laka de mon cerveau en un gif