Bonjour ici, petit blog laissé à l'abandon. Pourtant, tu sais, dès que j'ai besoin de m'épancher, de parler, c'est vers toi que je viens. C'est toujours vers toi que je viens. 
j'ai un besoin irrépressible d'écrire depuis quelques jours. Une profonde mélancolie s'empare de moi, et me paralyse. Je ne sais pas à quoi elle est due (ce qui est, en soi, le pire), mais elle est présente, et je me dois de gérer, de composer avec elle. Avec cette amie froide, distante, qui m'enveloppe dans sa manière d'être, qui m'englobe, elle me bouffe, petit à petit, cette mélancolie. J'ai toujours aimé les zombies, c'était avant de me rendre compte que j'en étais sûrement un moi-même. 

Bref. Mon déversoir, l'écriture, dieu merci que cela existe. Je crois que pour moi, cela fait fonction d'amis. J'ai l'impression de ne pas en avoir, l'impression de ne pas savoir lier de liens, l'impression d'être seule. Je suis seule, en fait, dans mon délire de vie, et j'ai du mal à le partager. Ou je ne le ressens pas. Je sais pas où je pêche. J'ai jamais su où je pêchais. Sinon je me serai améliorée, forcément. J'ai cette envie incessante de l'amélioration, du meilleur, parce que je me fuis moi-même. Je ne m'aime pas. Je me trouve trop médiocre, trop moyenne, trop medium, pas assez.... pas assez tout, en fait. Pas assez d'amour en moi, je suis tarie, sûrement parce qu'on ma trahie, mais ça n'excuse pas tout, les trahisons. Où est la résilience ? Ma résilience ? 

Pourquoi suis-je née sans estime de moi ? C'est une question qui me revient souvent. Pourquoi je me pose autant de questions, sur moi-même, savoir si je suis assez bien, assez gentille, si je fais bien les choses (réponse : non. La réponse est toujours non). Je fais partie de ceux à qui ont a arraché l'espoir de se kiffer un jour. Et je vis depuis. Sans amour de ma part. 
Alors, j'ai du mal à croire à l'amour des autres, l'amour des gens autour de moi. Je ne donne pas de nouvelles, je m'enferme. Et je me fatigue. Qu'est-ce que je fatigue de moi-même. J'aimerais pouvoir m'oublier, parfois, si c'est possible. D'oublier d'être soi. Oublier d'être une personne, et juste être. 

Et pourtant, je le sais, que mon égo est mon ennemi. Douce leçon que celle-ci, c'est sûrement celle qui m'a le plus apporté jusqu'ici. Mon égo m'amène à ma perte. Cette insatisfaction vient de lui, du plus profond de son âme, du plus profond de ses désirs. Mon égo voudrait que je sois parfaite pour que je puisse m'aimer. 

Et momi je refuse, mais je refuse les deux. Je refuse d'être parfaite, et je refuse de m'aimer. Je suis bloquée. 

 

Je prends à nouveau un traitement. Parce que je m'assagis, ou parce que je suis exténuée de moi-même, j'en sais rien. Je veux juste une pause. Un break. Un moment de félicité, où je n'entendrais rien, excepté mon souffle (alors médite, me dit la petite voix au fond de moi-même, toujours encline à seriner des conseils juste pour qu'on la félicite). Mais bon, dans ces moments-là, parfois, je pleure, de soulagement, parce que ça fait tellement de bien, tellement de bien de ne plus s'entendre. J'ai la migraine à force de m'écouter. Alors pourquoi une tierce personne ne l'aurait pas en m'écoutant ?

 

Vous voyez ? 

 

Tristesse et sensation de revenir au point de départ. Pourtant, j'ai avancé ces temps-ci, j'arrive à faire deux trois trucs, à aimer ce que je fais. Exploit. 

Mais voilà, le hic, c'est que je reste ce mouton noir, seul dans son coin, à gribouiller des choses qui ne veulent rien dire, mais qui sont emplies d'émotions négatives, de haine, de dépit. Je reste cette personne, et plus le temps passe, plus j'ai du mal à rassembler de l'amour pour ce que je suis. 

Mais bon, je continue.